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Bonjour,

Aujourd’hui je vous propose un texte que j’ai écrit il y a deux ou trois ans. Il s’agit du prologue d’un roman que j’avais eu envie d’écrire et que, faute de temps, j’avais laissé de côté.

Je pense aussi que je n’étais pas encore prête à l’époque à publier mes écrits, ni à entendre les différentes critiques. Cette fois-ci je me lance… Ça vous plaît? ? Vous aimeriez connaître la suite ?  A vos claviers, prêts ? Commentez !!

A bientôt

Aloïsia


Prologue

 

J’avais décidé de m’arrêter chez des amis en rentrant du travail, Stef m’avait appelé la semaine précédente pour me demander un conseil sur la rénovation de sa maison. Je me garais comme à mon habitude sur le parking d’en face. Sa femme Léa, m’avait vu arriver et à peine m’étais-je garé, qu’elle m’avait ouvert la porte avec un grand sourire. Stef s’affairait dans la cuisine. Ce grand gaillard mal rasé aux cheveux longs avait l’allure d’un ours mais au fond de lui il était doux comme un agneau. Comme je prenais place sur un fauteuil du salon, mon ami se retourna vers moi et m’invita à rester diner avec eux.

***

Il était déjà tard et j’avais un peu (trop) abusé de la boisson. Je remerciais Léa et Stef de leur hospitalité, fermai la porte et me dirigeais vers ma voiture. Sur le parking mal éclairé, seules trois voitures étaient encore stationnées. Celles de mes amis se trouvaient à l’entrée, au plus près de leur maison. Le trajet jusqu’à la mienne me paraissait interminable, d’autant qu’un affreux mal de tête me martelait la tempe. Arrivé devant ma portière, je cherchais mes clés dans mes poches et les fis tomber. Je me penchais pour les ramasser lorsqu’un bruit derrière moi me fit sursauter. Lorsque je me retournai, la lumière du lampadaire près duquel je m’étais garé plus tôt dans la soirée vacilla. Je me dis que j’avais vraiment trop forcé ce soir et me hâta de ramasser ces fichus clés. Lorsque je me relevai, je sentis une présence derrière moi. Je n’eus pas le temps de me retourner que quelqu’un m’agrippa par les épaules avec une force étonnante et je sentis une vive douleur me transpercer le cou.

Je me réveillais le lendemain matin, allongé sur mon canapé, sans aucun souvenir de ma soirée passée, ni comment j’étais rentré à la maison. Ma femme allait encore surement me faire la tête. Je me levais et, chancelant, me dirigeai vers la cuisine afin de préparer le café. Je me promettais mentalement de ne plus boire une seule goutte d’alcool tandis que la migraine se faisait de plus en plus forte. Je  n’étais vraiment pas dans mon assiette ce matin là, rien de ce que j’avais déposé sur la table pour le petit-déjeuner ne m’attirait. Peut-être avais-je dû prendre un coup de froid. Qu’importe, j’allais prendre ma douche et me préparer pour aller travailler, une pénible journée m’attendait. Avant de partir, j’entrais dans la chambre pour embrasser ma femme, lorsque je me penchais pour lui déposer un baiser, elle tendit les bras et m’attira vers elle en marmonnant, à demi-éveillée, qu’elle m’avait attendu tard. Comme je m’excusais elle relâcha son étreinte et sa main vint effleurer la base de mon cou, me faisant ressentir une étrange douleur. Je n’avais pas le souvenir de m’être blessé…

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