Bonjour,

Aujourd’hui je voudrais pousser un coup de gueule, cela n’arrive pas souvent mais dans ce cas présent, j’ai bien l’impression que l’on se fiche royalement du monde.

Je m’explique : une de mes connaissances, nous l’appellerons Patrick s’est retrouvé à la rue juste avant la trêve hivernale. Je ne veux pas prendre partie sur les raisons qui ont poussé le propriétaire à agir de la sorte, les torts sont sans doute partagés…

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Toutefois, Patrick a su réagir et a pris contact avec différents services sociaux afin de connaître ses droits dans une telle situation. Par chance, le conseil général de sa région lui a octroyé quelques nuits d’hôtel le temps de trouver une solution durable. Vous imaginez que dans une telle situation, on se retrouve vite dans une impasse, l’intégralité du système se grippe (pas de logement, pas de travail, prise en charge en matière de santé bloquée…).

Au bout de quasiment trois mois passés à frapper à toutes les portes, un organisme finit par lui trouver un logement d’urgence. La bonne nouvelle sera de courte durée, les clés sont remises, on lui souhaite bonne chance pour se réhabiliter, la porte est refermée. Le hic, l’organisme n’a pas pensé à demander les raccordements en eau et électricité. Heureusement que l’hiver n’est pas rigoureux pour l’instant. Toutefois, sans eau ni courant, difficile de démarrer une nouvelle vie. Patrick me demande alors si je peux contacter les services administratifs des fournisseurs d’accès aux différentes énergies et là stupeur, sans RIB, pas de possibilité de souscrire à distance (via Internet). Je tente alors de les joindre par téléphone. Chez le fournisseur national d’électricité, c’est le choc, il m’est clairement expliqué qu’au vu de la situation précaire de Patrick, l’entité régionale refuse le raccordement du logement. Quand je leur précise qu’il s’agit d’un logement d’urgence, qu’il est vital vu la période hivernale de le raccorder, on me répond sans sourciller :

Voyez avec un autre fournisseur, chez nous ce ne sera pas possible.

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Autant dire que les déboires de Patrick sont loin d’être terminés, il lui faut désormais solliciter de nouveaux services afin que soit étudiée sa demande d’aide à l’énergie. Je prends rarement la parole pour dénoncer les lenteurs administratives, je ne revendique pas non plus l’assistanat, toutefois, il me semble que dans notre société où la solidarité est le maître mot en ce moment, il serait judicieux que les différents organismes s’assurent de l’entière finalisation de leurs dossiers avant de lâcher les usagers. Vous me direz que les services sont débordés, mais je ne comprends pas pourquoi lorsque l’on prend en charge une personne en difficulté on ne la suit pas jusqu’au bout. Il faut passer par de multiples services, qui sont, à la campagne souvent distants de dizaines de kilomètres, ici pour l’aide alimentaire, là-bas pour l’aide au logement, etc. Cela relève du parcours du combattant, même pour une personne motivée qui cherche à s’en sortir.

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Je sais que mon coup de gueule n’aidera pas Patrick ni les autres personnes qui passent par diverses difficultés, mais je leur souhaite de tout coeur que leurs dossiers trouvent une fin heureuse, qu’ils puissent sortir de la précarité et aspirer enfin à une vie sereine et heureuse.

Merci de m’avoir lu, n’hésitez pas à réagir en commentaire.

A bientôt.

Aloïsia

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