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Bonjour,

Comme promis, je vais revenir aujourd’hui sur une des séries télé que je ne manquerai pour rien au monde. Il s’agit de :

The Vampire Diaries 

© CW

L’histoire :

Suite à l’accident de voiture qui a causé la mort de ses parents, Elena Gilbert, belle adolescente de 17 ans, vit avec son frère Jeremy et sa tante Jenna dans la maison familiale de Mystic Falls en Virginie. Lors de la rentrée, quatre mois après l’accident fatal, elle croise Stefan Salvatore, un nouveau mystérieux arrivant et tombe immédiatement sous son charme. Elle rencontrera plus tard son frère aîné tout aussi charmant mais néanmoins diabolique, Damon. Elle ne tarde pas à découvrir leur secret : ce sont des vampires. Cette rencontre va complètement changer sa vie ainsi que celle de son entourage. Je n’en dirai pas plus sur le synopsis dans l’éventualité où certains lecteurs ne connaîtraient pas la série (oui oui c’est possible 🙂 ), j’ajouterai juste que la série en est à sa septième saison, actuellement diffusée aux Etats-Unis.

L’origine : 

La série est issue d’une saga littéraire écrite par L.J. Smith, auteure américaine dont le style relève à la fois de la fantasy, science-fiction et de la romance. La saga Journal d’un Vampire a été débutée en 1991, il n’y avait à la base que quatre tomes. Après dix-huit ans d’interruption, la saga est rééditée et L.J. Smith écrit un cinquième opus avant d’être remplacée par un auteur anonyme. Onze tomes verront le jour au total. Il faut noter que la série télé s’est profondément nourrie de l’histoire romanesque entre Elena et les deux frères Salvatore. Toutefois, ceux qui ont eu le plaisir de lire la saga, auront rapidement noté des différences avec le show. C’est pourquoi j’ai souvent conseillé à mes amies qui n’avaient vu que la série de lire ces ouvrages. D’une part l’on y découvre une histoire somme toute différente, de nouvelles péripéties haletantes, de nouveaux personnages, bref de quoi assouvir notre soif de vampirisme.

Le mythe fondateur : 

Bien évidemment, comme son nom l’indique l’histoire nous parle de vampires, vous savez ces personnages qui sont passés à travers l’histoire pour des monstres sanguinaires, se transformant en chauve-souris et souffrant d’une terrible allergie à l’ail ou à l’eau bénite :). Désormais, ces personnages vivent dans notre monde sans se faire remarquer, ils s’y sont même très bien adaptés. Pour en savoir plus sur le vampire 2.0, je vous laisse lire l’article « POURQUOI AIMES-T’ON AUTANT LES VAMPIRES ? » de Two girls talk about (à lire ici).

De mon côté, je voudrais revenir sur le mythe fondateur du vampirisme. D’aussi loin que les sources les mentionnent, les vampires existent depuis des temps immémoriaux. Toutefois, les premiers écrits – et oui il y en a eu de nombreux avant Bram Stoker et son Dracula paru en 1897 – font part d’un vampire originel qui remonte aux temps bibliques. Ces écrits indiquent que ce n’était pas un homme mais une femme, nommée Lilith. D’après le Zohar (l’une des œuvres de la Kabbale, qui elle-même serait une tradition ésotérique du judaïsme), Adam (le premier homme, l’âme sœur d’Eve) aurait été – avant l’apparition de sa promise – à la fois homme et femme. Son côté femme, ne voulant pas être séparé de l’homme pour ensuite lui être soumise, elle préféra de fait s’enfuir « au-delà des mers » et devint l’épouse de Samaël (connu aussi sous le nom de Satan). Nombres de représentations lui sont attribuées, nous retiendrons ici celle de la Reine des forces du mal.

A travers les mythologies, on retrouve la trace de Lilith sous les traits de caractère de Circé ou de Lamia chez les Grecs, d’Isis chez les Egyptiens, de Kali en Inde ou encore d’Ishtar, la première des nécromanciennes, chez les Chaldéens. Alors, me direz-vous, pourquoi dans la littérature le premier vampire à devenir célèbre fut-il ce fameux Dracula, un homme donc ? Bonne question, merci de l’avoir posée 🙂 Il est bon ici de rappeler l’importance des sociétés matriarcales dans l’antiquité. En effet, cette notion semble relative à l’existence dans les anciennes civilisations de nombreuses divinités féminines. Par ailleurs, cette hypothèse d’un matriarcat originel a été établie par le sociologue suisse Johann Jakob Bachofen en 1861 et reprise récemment dans un ouvrage français consacré à cette théorie La mythologie du matriarcat : l’atelier de Johann Jakob Bachofen.

L’apparition du monothéisme (qui, d’après les diverses études, serait situé à la fin du nomadisme) inversa les tendances, les civilisations devinrent à dominance patriarcale (c’est-à-dire que la place de l’homme dans la famille est prépondérante, c’est lui qui prend toutes les décisions, nos sociétés occidentales en connaîtront les diverses évolutions jusque très récemment). Notons que les trois dieux principaux chez les chrétiens, musulmans ou juifs sont représentés par des hommes…

Stoppons ici la parenthèse historique, avant que je ne vous perde pour de bon 🙂 Et revenons-en à nos moutons (euh nos vampires). J’ajouterai juste que les précurseurs masculins de notre cher Dracula apparurent en Europe médiévale dès le XIIe siècle sous la plume de Walter Map, sous le doux nom de « Cadaver Sanguisugus ».

Pourquoi cela rend-il les vampires intéressants à nos yeux : 

Très intérêt-sang même ! (merci Pascal pour la formule ^^) 

Gageons que bon nombre d’amateurs d’histoires de vampires nourrissent une certaine fascination pour l’immortalité. Qui n’a jamais rêvé de faire un joli pied de nez à la mort, de ne plus craindre pour sa propre survie et par la même occasion de pouvoir « vivre » de multiples expériences, exercer plusieurs métiers ou découvrir différentes cultures (à l’instar de Carlisle dans Twilight), si tant est que vous ne soyez pas coincé dans la peau d’un adolescent et de ce fait assigné à arpenter éternellement les couloirs du lycée (comme ces chers Stefan et Edward). L’immortalité, un autre mythe que l’on retrouve à travers la littérature et le cinéma, rappelons nous de films comme Highlander (1986), The Fountain (2006) ou même très récemment The Age of Adaline (2015). La science va même plus loin, avec le développement de l’intelligence artificielle les chercheurs tentent de découvrir le Graal. Affaire à suivre…

Les vampires sont également un symbole de la perfection. En effet, pour que leurs belles leur soient entièrement dévouées (corps et âme bien sûr), nos chers messieurs vampires ont dû déployer à travers l’histoire et la littérature tous leurs plus beaux atours (et ce sans pouvoir se voir dans un miroir, c’est dur 🙂 ). Heureusement pour nos héros du XXIe siècle, ce problème de réflexion n’en est plus un, tout comme l’eau bénite et l’aversion à l’ail. Désormais, nos vampires se la jouent « beau gosses », et cela n’est pas sans déplaire à un public majoritairement féminin. Toutefois, il est intéressant de noter que cette perfection ne réside pas que dans le physique mais également dans leur façon d’être : ils sont polis (bon pas toujours), romantiques (ils cuisinent pour leur dulcinée), protecteurs (ils prennent tous les risques possibles pour sauver la belle, qui rappelons-le est en danger par le simple fait de les côtoyer).

© melty

Enfin, la raison qui me semble être LA principale source de fascination pour les vampires c’est bien évidemment la quête de l’amour éternel. Connaître à jamais ce sentiment de plénitude lorsque l’on est avec l’être aimé, ça laisse rêveur non ? Avoir la certitude que l’on a trouvé le bon, que cet amour durera toujours… Que voulez-vous cela doit être notre côté Bisounours qui revient à la surface. Les vampires ne seraient-ils donc qu’une façon d’exorciser nos craintes les plus profondes ? Je vous laisse en débattre.

Tiens, juste pour se faire du bien, dans un prochain post je vous ferai part de mon top 10 des beaux gosses des séries télé. Restez connectés 🙂

A bientôt.

Aloïsia

Sources :

  • Traité de Vampirologie par le docteur Abraham Van Helsing
  • Wikipédia (pour la vérification des dates de parution d’ouvrages)
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