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Bonjour,

Je vais revenir aujourd’hui sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur, il s’agit de l’éducation des enfants. Cela peut sembler un peu vague au premier abord. Je vais tâcher de recentrer mon sujet. Je veux parler ici de la part d’implication des parents dans l’éducation scolaire des enfants.

Ne me brûlez pas tout de suite en place publique ! Je sais à quel point j’aborde un sujet sensible 🙂

Alors avant que les uns et les autres ne s’offusquent devant un tel article, je vous rassure je n’ai aucune aversion envers les profs et autres assistants pédagogiques, ils suivent le mouvement…

Je suis issue d’une éducation que l’on pourrait qualifier de « à l’ancienne », oui j’ai fréquenté la primaire dans les années 1980 (ouille, ça pique !). Même si ce n’était déjà plus l’école d’antan (comprendre celle de mes grands-parents), Éducation à l’ancienne signifie pour moi celle où les instituteurs étaient respectés, voire craints pour certains. Non pas que je cautionne l’autoritarisme, toutefois je constate – et ce depuis que ma fille est entrée en primaire – que les élèves se permettent de plus en plus de libertés avec leurs enseignants. A mon époque (et dieu que je me sens vieille en disant cela), il y avait une distance entre l’enseignant et ses élèves, distance ou barrière morale qui faisait que les uns et les autres se respectaient.

L’on a voulu moderniser l’Education Nationale pour « coller » aux évolutions sociales et de ce fait amener plus d’adaptabilité au sein des pratiques d’enseignement selon les cas rencontrés. Effectivement selon les difficultés d’apprentissage des élèves, on a privilégié la mise en place de techniques pédagogiques différentes. Tout cela pour une meilleure égalité des chances, une meilleure égalité dans la réussite scolaire. Je le conçois, cependant j’ai l’impression que ces pratiques tendent à lisser vers le bas la qualité de l’enseignement.

Je m’explique et c’est ici que mon côté « école d’antan » refait surface, j’ai énormément de mal à suivre le mouvement – quitte à passer pour réfractaire auprès des enseignants – surtout lorsqu’il s’agit des nouveaux critères d’évaluation. Il est de mise d’évaluer un élève sur un point précis du programme, jusque là on est d’accord. Vous me direz « où est le problème ? » Et bien je vais vous exposer un cas qui s’est réellement produit il y a quelques mois.

Un élève de CE2 est évalué en mathématiques, au programme : les multiplications posées. L’élève ne maîtrisant pas parfaitement ses tables réalise l’exercice, pose ses opérations correctement, or ses calculs sont faux. Toutefois le critère évalué ne portant pas sur le résultat de l’opération mais sur la méthode utilisée, l’élève en question se voit décerner un A (vous comprendrez « acquis ») pour cet exercice. Encore une fois, je vais dire « de mon temps » :(, l’instituteur nous aurait botté en touche au titre que nos tables de multiplication n’étaient pas maîtrisées.

Et quand vous avez le malheur d’en discuter avec l’enseignant en question (j’étais déléguée de parents d’élèves à ce moment-là), il vous répond :

Mais Madame, il ne faut pas traumatiser nos élèves avec des mauvaises notes, ils ont acquis la méthode de travail, pour la justesse nous verrons plus tard

Et il ajoute, tout en s’offusquant car il se sent atteint dans sa qualité d’enseignant :

De toute façon, ce sont les référentiels, si vous n’êtes pas d’accord, voyez avec l’inspection académique ou le Ministère de l’Education !

Nous n’avions pourtant pas critiqué son travail mais cette réforme en question. Je dois dire que j’ai lutté pour gardé mon calme face à cette déconcertante réponse. Ainsi, nous aurons désormais des élèves heureux d’être à l’école car ils maitriseront la pose de la multiplication mais incapables de la résoudre immédiatement… Quid de l’efficacité ?

Bref, au vu de ces directives éberluesques et puisqu’en discuter avec le ministère revient au même que de se battre contre des moulins à vent (d’un coup je comprends mieux ce vieux Don Quichotte), j’ai pris le parti d’en discuter avec mon élève à moi… pour m’entendre répondre :

Mais Maman, de toute façon on va bientôt apprendre à utiliser la calculatrice, ça sert plus à rien les tables de multiplication.

Achevez-moi, s’en est trop !!!

Au final, je ne saurai que trop conseiller aux parents de suivre de près l’éducation scolaire de vos enfants (je sais vous vous dites « Mais qui est-elle pour me donner des conseils ! »). Pour ma part, j’y consacre beaucoup de temps (trop peut-être) au grand dam de Choupinette qui aimerait ne pas avoir à refaire de devoirs une fois rentrée à la maison. Malheureusement aujourd’hui encore je vois que c’est un mal pour un bien. D’accord j’insiste sur l’orthographe, des points de grammaire, la conjugaison, etc., néanmoins plus tard lorsqu’elle ne rendra pas un devoir truffé de fautes, mais syntaxiquement correct et ayant du sens, elle sera fière d’avoir une bonne note en retour. Enfin à ce moment-là, je pourrais me dire que j’ai mené à bien mon travail de parent. Je n’insiste pas trop sur les maths, j’ai de la chance elle maîtrise ses tables de multiplication 🙂

N’hésitez pas à réagir à cet article.

A bientôt.

Aloïsia

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